NFC East – Bilan de la douzième semaine

(Image : NFC East ; Source : dynastyleaguefootball.com)

Philadelphie prend le large tandis que Dallas n’avance plus et piétine. Washington gagne enfin un match.
New-York continue sur son rythme de croisière en perdant une nouvelle fois.

 

Philadelphie Eagles (10-1)

Tranquille comme Philly.

En effet, les Eagles s’échappent en tête de la division NFC East, et il n’y a plus de doutes : ils vont être de redoutables concurrents à affronter en playoffs.
A leur tête, un Carson Wentz décisif, qui avec 28 touchdowns et 5 interceptions est avec Tom Brady (26 TD et 3 interceptiosn) un candidat potentiel pour le titre MVP.
Philadelphie dispose de la meilleure attaque de la NFL avec 31.9 points par match, bien aidé par des running back efficaces (LeGarrette Blount, Jay Ajayi et Corey Clement) et des receveurs jouant juste à l’image du tight-end Zach Ertz, auteur d’un TD lors du dernier match contre les Bears de Chicago ou encore du receveur Alshon Jeffery auteur de 5 TD sur les 4 derniers matchs.
Le seul point qui semble améliorable est l’inconstance des autres receveurs à l’image d’un Nelson Agholor ou d’un Torrey Smith, bien loin de leur standard du début de saison.

Défensivement, tout va bien pour Philly qui possède la troisième défense de la ligue avec en moyenne seulement 17.4 points encaissés par match.
Lors du dernier match, la défense a encore fait parler d’elle avec 2 sacks, 2 interceptions et un forced fumble.
Une ligne de statistique bien remplie pour des Eagles en pleine bourre en ce moment.

Pour le prochain match, Philadelphie se déplace à Seattle, au CenturyLink Field, pour y affronter les Seahawks de Russel Wilson, diminués en défense.
Un match dont les Eagles seront les favoris, comme tous les autres match de la saison régulière d’ailleurs.

 

Dallas Cowboys (5-6)

Encore une fessée pour Dallas cette semaine, la troisième de suite.
Cette fois-ci ce sont les Chargers de Los Angeles qui ont appliqué leur loi.
Cette défaite marque définitivement les derniers espoirs de playoff des texans.
Et, de toute façon, vu le niveau de jeu produit par Dallas, ce serait faire affront à la ligue que d’aller en playoff avec cette équipe et ce coahcing staff.

Ces défaites font des victimes du côté de Dallas : Anthony Brown et Dak Prescott.

Le premier est relégué sur le banc après de multiples mauvaises prestations.
De fait, Brown provoque énormément de faute en red-zone et possède des lacunes dans la couverture en 1 contre 1.

Le second est critiqué à tord. Pourquoi ? Car ce n’est pas le seul responsable de ce marasme.
Les coachs ont leur part de responsabilité là-dedans aussi car en effet, pourquoi obliger Dak à rester dans sa poche alors qu’utiliser sa mobilité comme la saison dernière avait fait gagner des matchs aux Cowboys ?

Scott Linehan, le coordinateur offensif, et le head coach Jason Garrett sont en train de brider le rookie de l’année 2016 et de sous utiliser ses capacités.

De plus, la ligne offensive n’arrive plus à protéger aussi bien Prescott et c’est pourquoi il lance plus d’interceptions.

Sans Ezekiel Elliott, le jeu offensif des Cowboys n’est pas efficace : 11 quart-temps de suite sans marquer le moindre touchdown et un jeu de plus en plus prévisible.
Il serait peut être temps de changer de coach du côté de Dallas.

En défense, ce n’est pas mieux car si dans la première moitié de saison la défense était correcte, là, ce n’est plus vraiment le cas.
En effet, le pass rush si efficace en ce début de saison est aux abonnés absents ces derniers matchs avec notamment 0 sack face aux Chargers.
De plus, les defensive back sont complètement dépassés quand un receveur adverse exécute parfaitement son tracé.
A ce niveau ce n’est pas normal.
Le coordinateur défensif, Rod Marinello va devoir trouver de nouvelles solutions défensives. A commencer peut être par titulariser Chidobe Awuzie, le cornerback rookie (2ème tour) qui revient de blessure.
Avec Jourdan Lewis et Xavier Woods, ces 3 là seront amenés à faire relever la tête au secondary de Dallas.

En résumé, le jeu de Dallas est trop stéréotypé en l’absence de Zeke pour espérer autre chose qu’une victoire.
En place depuis 2011, la marque Jason Garett peine à être pérenne et il faudrait peut être penser à le remplacer car aucune évolution de jeu en 6 ans, ce n’est pas normal.
De plus, Garett a réussi l’exploit de faire de Dez Bryant un joueur banal en ne le visant que très peu de fois par match alors qu’il est libre de tout marquage.
Le bât blesse du côté de Dallas…

A noter que cette semaine, le running-back vétéran Darren McFadden a annoncé sa retaite après 2 saisons et demi dans le Texas.

Pour le match de ce week-end les Cowboys affrontent les Redskins pour un match de divsion à domicile.
Le premier match à Washington s’était soldé par une victoire 33 à 19 des Cowboys de Dallas.
Oui mais voilà, depuis la donne a bien changé et ces équipes sont différentes.

 

Washington Redskins (5-6)

La victoire acquise à domicile contre les Giants permet à Washington de rester au contact de Dallas pour la seconde place de la division.
Encore une fois, les Redskins ont su s’appuyer sur leur leader d’attaque, Kirk Cousins.
Avec 23.5 points par match (15ème équipe NFL), les Redskins s’imposent de plus en plus comme une équipe sérieuse offensivement.
A l’image donc de leur quaterback auteur de 2 TD lors de ce match.
A l’image aussi d’un Jamison Crowder retrouvé qui avec 141 yards et 1 TD a grandement participé au succès de son équipe.

En l’absence de Chris Thompson on pouvait penser que le jeu de course allait s’effondrer mais il n’en est rien.
De fait, le rookie d’Oklahoma Samaje Perine a couru pour 100 yards en 24 courses et comme Thompson, il reçoit aussi : 30 yards à la réception en 3 réceptions.

Mais hormis Crowder et Perine, Cousins ne peut compter sur ses autres receveurs : 9 réceptions et 81 yards pour les 5 autres receveurs.

Côté défensif, un homme impressionne très clairement du côté de la capitale : il s’agit du linebacker Ryan Kerrigan qui avec deux sacks à des moments cruciaux a permis aux Redskins de faire le break.
Cette saison les statistiques de Kerrigan sont énormes et complètes : 32 plaquages, 9 sacks, 2 forced fumble et 1 interception.
Malgré cela, les Skins disposent seulement de la 25ème défense de la ligue avec 25.1 points encaissés.
La faute à un pass rush encore trop tendre à l’image du defensive end Anthony Lanier qui bien qu’auteur d’un sack sur Eli ne réalise pas une saison excellente : seulement 6 plaquages et 2 sacks en 6 matchs joués.

Pour le prochain match, les Redskins se déplacent à l’AT&T Stadium de Dallas pour affronter les Cowboys de Dallas, dans un duel de division qui s’annonce serré.

 

New-York Giants (2-9)

La saison cauchemardesque continue pour New-York.
Défait par les Redskins, 20 à 10, pour Thanksgiving, cette nouvelle défaite sonne surement le glas d’Eli Manning.
En effet, le head coach des Giants Ben McAdoo a annoncé qu’Eli passerait le prochain match sur le banc, terminant ainsi une série de 210 titularisations consécutives.

Une décision illogique quand on sait le peu de solutions offensives dont dispose Manning.
Il est clair donc que le futur du quarterback, 2 fois vainqueur du Superbowl, s’inscrira loin de New-York car en titularisant Geno Smith, les Giants envoient un signal fort à Manning.

Il est clair également que les Giants vont laisser tomber cette fin de saison en tankant pour obtenir le meilleur choix possible lors de la prochaine draft (pour sélectionner un quarterback ?) car pour titulariser Smith, c’est la seule solution possible vu le niveau de ce quarterback, en témoigne la statistique ci-dessous.
Smith domine donc largement une catégorie peu flatteuse.

Pour en revenir au match contre Washington, la défense des Giants a fait se qu’elle pouvait pour contenir les offensives des hommes de Jay Gruden.
Et… cela a plutôt bien fonctionné avec notamment un pick 6 de Janoris Jenkins.
Mais là où cela pêche pour New-York, c’est offensivement où Manning n’a pas de cibles de haut niveau.
En témoigne les statistiques famélique de ces receveurs (36 yards pour Tavares King en 2 réceptions, 26 yards pour Roger Lewis en 3 réceptions et 18 yards en 3 réceptions pour le tight-end Evan Engram, seule satisfaction offensive de la saison du côté des G-Men mais qui est passé à côté de son match).
Le jeu de course est également stérile face à une défense des Redskins qui n’est pourtant pas considérée comme l’une des meilleures dans ce domaine (111.8 yards encaissés à la course par yards, ce qui en fait la 15ème défense au sol de la NFL).
Pourtant, les Giants n’ont couru que pour 85 yards à 3 joueurs…

On l’a bien compris. La saison des Giants est finie et le front-office espère gratter un bon choix de draft afin de construire l’après-Manning.

Pour le prochain match, les Giants se déplacent à Oakland pour y affronter les Raiders au Oakland–Alameda County Coliseum.

Jeremy Joly

Rédacteur spécialisé dans la NFC East.

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