Vikings @ Bears – Minnesota dans un mouchoir

(Patrick Gorski-USA TODAY Sports)

Au terme d’une rencontre qui a alterné entre le (très) mauvais et le (très) bon, Minnesota (3-2) s’impose à Chicago (1-4) et gâche la première – plutôt prometteuse par ailleurs – de Mitch Trubisky.

C’était l’un des feuilletons de la semaine : est-ce que Sam Bradford sera remis sur pied pour tenir sa place ? Le titulaire, qui avait dû laisser sa place à Case Keenum depuis trois matchs en raison d’une blessure au genou, était bien sur le terrain pour le coup d’envoi. Mais, au terme d’une première mi-temps en forme de chemin de croix (5/11, 36 yards) pour lui, il a été contraint de retourner au vestiaire. D’après son coach, il aurait même aggravé sa blessure et pourrait donc rater quelques matchs de plus.

Avant que Case Keenum (17/21, 140 yards, 1 TD) ne vienne à la rescousse, l’attaque des Vikings n’a à peu près rien produit. Pire même, elle a encaissé un safety à la suite d’une erreur de rookie de Bradford qui a gardé en main la balle bien trop longtemps dans sa propre end-zone. Heureusement pour Minnesota, le vrai rookie au poste de quarterback, Mitch Trubisky, n’a pas eu beaucoup plus de réussite en première mi-temps. La faute à qui ? Difficile à dire, mais le second choix de la draft des Bears n’a pas démérité (12/25, 128 yards, 1 TD, 1 int).

Chicago ouvre son playbook

Beaucoup plus mobile dans sa poche que Mike Glennon, il a offert à son coordinateur offensif de nouvelles possibilités, pas forcément exploitées par un casting de receveurs aux abonnés absents et des running-back à qui il manquait une petite étincelle. Et quand Jordan Howard trouvait l’ouverture, il voyait son TD rappelé à cause d’un holding. C’est un peu l’histoire de cette première mi-temps : beaucoup de pénalités, peu de yards gagnés. Les Vikings, grâce à leur kicker, arrivaient à repasser devant à la toute fin de la période (3-2).

Au retour des vestiaires, Case Keenum prend les choses en main avec un drive de plus de 75 yards conclu par un TD de l’inévitable Kyle Rudolph (10-2). Avoir un QB en pleine possession de ses moyens, ça change tout ! La réponse des Bears est immédiate… et inattendue ! Alors que la défense de Minny oblige les Bears a punté, John Fox sort un tour de sa manche : le kicker O’Donnell feinte le coup de pied et trouve Cunningham qui part au TD (10-9). Le premier touchdown à la passe de l’ère Trubisky aura donc été lancée par un kicker !

Dans la foulée ou presque, la défense de Chicago est prise en train de piquer une petite sieste par Jerrick McKinnon qui, après une longue course, redonne de l’air à Minnesota (17-9). En face, Trubisky fait parler ses jambes et son bras pour un TD, qui aurait aussi pu se transformer en interception si le safety des Vikings faisait un ou deux centimètres de plus, pour Zach Miller (17-15). C’est le moment choisi par les Bears pour nous offrir l’une des plus belles conversions à deux points de ces dernières années. Au terme d’un jeu qui a vu Jordan Howard et Zach Miller toucher le ballon, c’est bien Mitch Trubisky qui termine dans la end-zone à la course. Celle-là, personne ne l’avait vu venir !

Les défenses reprennent le dessus pendant quelques possessions et c’est finalement Chicago qui se retrouve en position de terminer le match avec 2mn36 à jouer et tout le terrain à traverser. Hélas, Trubisky lance une interception dès la première action, l’excellent safety Harrison Smith se faisant un plaisir d’attraper la balle avant le TE des Bears. Les Vikings ne prennent pas de risque en laissant l’horloge s’écouler grâce à quelques courses et c’est le kicker Kai Forbath qui plie le match à 10 secondes de la fin (20-17). Chicago peut se mordre les doigts : avec quelques armes offensives supplémentaires, la victoire leur tendait les bras…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *