FirstDown Awards 2019 – Week 17

La saison est terminée, maintenant place aux playoffs ! Et pour le coup, nous avons eu une dernière semaine riche en émotions et rebondissements, surtout pour ce qui étaient des derniers qualifiés.

La fin de la saison régulière marque aussi la fin des performances prises en compte pour les récompenses personnelles. Maintenant, il est question de savoir qui vont être ceux qui vont remporter ces récompenses. 

Tout au long de la saison, nous avons essayé de voir quels étaient les joueurs qui pouvaient être le mieux pressentis pour ces titres. Certains étaient clairement identifiés au fur et à mesure que la saison avancée, d’autres ont été un peu plus délicats. Nous vous donnons ici nos favoris ainsi que les autres potentiels concurrents. Ce classement n’est que purement subjectif. 

N’hésitez pas à réagir dans les commentaires ou sur notre compte Twitter et bonne année à tous ! 

 

Le favori FirstDown: Dans cette dernière rencontre de la saison régulière, les Ravens ont choisi de laisser Robert Griffin prendre les rênes de l’attaque et de reposer Lamar Jackson pour les playoffs. Un match sans enjeu pour Baltimore au cours duquel il ne fallait pas risquer les blessures inutiles. Même s’il n’a pas participé au dernier match de la saison, Lamar Jackson maintient son niveau extraordinaire par rapport aux autres joueurs. Le quarterback termine la saison avec 3127 yards, 36 touchdowns et 6 interceptions, 1206 yards et 7 touchdowns à la course. Il est devenu le premier en NFL à compléter 3000 yards à la passe et 1000 yards à la course. Des stats qui témoignent d’un jeu tout à fait hors normes qui redéfinit le rôle du quarterback dans son équipe. Un joueur qui s’est imposé comme un chef d’orchestre talentueux : rapide dans ses décisions, précis dans ses passes, anticipant les mouvements adverses ; et comme un musicien même de cet orchestre : un quarterback doublé d’un running back agile, vif et imprévisible (il est notamment 1er avec 11 actions à plus de 20 yards à la course et une moyenne de 6.9 yards par course). A cela s’ajoute une escouade de joueurs solides qui lui garantit d’un côté la protection nécessaire et de l’autre la disponibilité sur le terrain. Avec une telle composition, Lamar Jackson a battu record après record, semaine après semaine et le titre de MVP n’est maintenant qu’une évidence.

 

Les Saints pouvaient souffler un peu pour cette dernière semaine : le titre de division en poche et un affrontement contre Carolina pour terminer la saison. Comme témoigne le score (42-10), cette rencontre a été une ballade de santé pour les Saints, à tel point que Drew Brees en a profité pour faire briller tout le monde. Et oui ! Cette fois-ci, Michael Thomas ne nous régale pas d’un match à 100 yards avec une moyenne de 10 yards par réception car il termine la rencontre avec seulement 4 réceptions pour 37 yards. A la place, chaque receveur est venu apporter sa pierre à l’édifice avec 264 yards parcourus au total par 9 receveurs. Néanmoins, Michael Thomas reste sur la saison le meilleur receveur en terme d’efficacité. Avec 149 réceptions (1ère position), 1725 yards parcourus (1ère position), il a effectué 91 conversions en first down (1ère position) et totalise 9 touchdowns (4ème position). Cible favorite de Drew Brees dans les airs (ciblé 185 fois, le plus cette saison), il est clair qu’il fait office de valeur sûre dans cette attaque. Avec sa vivacité et ses réceptions incroyables, Michael Thomas s’est imposé comme le receveur de l’année et surtout celui qui repousse les limites (plus de réceptions en une saison, meilleure moyenne de yards par match avec 107.8 yards). Il a notamment été d’un grand soutien lors de l’absence de Drew Brees grâce à de big plays significatifs.


La revanche des Titans contre les Texans a été portée par un Derrick Henry en feu cette semaine. Absent la semaine dernière pour blessure, le retour sur le terrain après la défaite contre Houston s’est fait en grandes pompes. Le running back a totalement porté l’attaque de Tennessee cette semaine avec 211 yards parcourus au sol en 32 courses sur les 245 yards au sol de l’équipe. En plus de cela, il est venu marquer 3 touchdowns au sol ! Sur les 6 derniers matchs, la seule fois où Derrick Henry n’a pas marqué au sol, les Titans se sont inclinés. Uniquement dédié au jeu au sol, au contraire d’autre running back (cf. Christian McCaffrey), il termine la saison avec une première position sur les courses effectuées (303), les yards (1540) et touchdowns (16) au sol et possède la meilleure moyenne de yards à la course par match (102.7). On peut également y ajouter les 18 réceptions pour 206 yards et 2 touchdowns. Formant un très bon duo avec Ryan Tannehill, il est parvenu tout au long de la saison à maintenir un jeu au sol très performant (1 touchdown par match en moyenne) et avec la titularisation de son nouveau quarterback, ses performances ont explosé offrant ainsi à son équipe une arme redoutable. Sa puissance et sa vitesse au sol ont été plusieurs fois les éléments de big plays comme ces deux touchdowns contre Jacksonville de plus de 50 yards. Cette saison, lorsque Derrick Henry a plus de 90 yards au sol, les Titans sont à 7-0. Il est devenu le 3ème joueur de la franchise avec plus de 15 touchdowns à la course en une saison et totalise 6 matchs depuis 2018 avec plus de 140 yards à la course, le plus en NFL sur cette période. Le retour en playoffs des Titans sera cette fois-ci plus sûr avec des armes offensives plus percutantes et pour une fois un jeu à la course bien présent.


Le favori FirstDown: L’autre prétendant pour le titre a aussi de bons arguments pour se défendre. Malgré une saison décevante de la part de son équipe, Christian McCaffrey sort d’une saison tout à fait mémorable. Pendant tout le long, il a porté cette attaque à bout de bras à tel point qu’il était au four et au moulin. Cible de premier choix pour le jeu au sol, il a cumulé sur la saison 287 courses (4ème position) pour 1387 yards (3ème position) et 15 touchdowns (3ème position) tout en ayant une moyenne de 4.8 yards par course (9ème position) et réussit 56 first downs (8ème position). Mais la magie de McCaffrey ne s’arrête pas là car son talent s’est aussi et surtout illustré dans les airs. En plus de jouer au running back, il s’est aussi essayé au rôle de receveur…avec brio ! De ce côté, il termine avec 116 réceptions (2ème position), 1005 yards (28ème position) et 4 touchdowns tout en ayant une moyenne de 8.7 yards par réception et réussit 58 first downs (9ème position). La puissance de son jeu de jambes s’illustre surtout par le fait que ce soit le meilleur « receveur » sur les yards après réception avec un total de 1010 yards cumulés ! Des stats tout à fait honorables pour un receveur et incroyables pour un running back qui a su jouer sur les deux tableaux toute la saison. Christian McCaffrey ne s’est pas cantonné au simple fait d’être un receveur de plus, il a été LE meilleur receveur de son équipe. Il a d’ailleurs rejoint Michael Thomas comme étant le seul joueur à avoir plus de 300 réceptions sur ses 3 premières saisons et il est devenu le 3ème joueur de l’histoire à cumuler 1000 yards au sol et 1000 yards dans les airs (avec Roger Craig en 1985 et Marshall Faulk en 1999).

 

On ne peut évidemment pas oublier Stephon Gilmore notre favori il y a deux semaines pour le titre. Or depuis, les performances du cornerback ne sont pas aussi impressionnantes que celles qu’on a pu connaître durant la saison. Sur les deux derniers matchs de la saison, Gilmore a perdu son sacre de cornerback le plus visé sans encaisser de touchdown (83 fois) face à AJ Brown puis cette semaine face à DeVante Parker qui a parcouru 137 yards sur la rencontre, dont plus de 100 yards accordés par Gilmore. Néanmoins, il reste un des meilleurs cornerbacks de la saison avec 48 passes accordées sur 96 visées (soit 48.9% de passes accordées sur tentatives) en n’ayant encaissé qu’un seul touchdown. Il a contribué à ce que la défense des Patriots soit une des meilleures, notamment à la passe avec un pass rating contre les passes de plus de 10 yards de 40.8, 180.4 yards à la passe accordés (2ème position). Il s’est démarqué comme un playmaker en provoquant 6 interceptions durant la saison (1ère position exæquo) et 20 passes déviées (1ère position). Etant donné les difficultés qui surviennent en attaque, surtout sur la passe cette saison, il est clair que la défense s’est vite identifié comme le point central de cette équipe des Patriots.


Après un précédent match plutôt discret face aux Texans, le linebacker Shaquil Barrett revient dans la compétition avec un dernier match explosif. Alors que Chandler Jones a pris la tête la semaine dernière sur les sacks (19) avec 4 sacks contre les Seahawks, Barrett cette semaine a totalisé 3 sacks contre Atlanta. Au final, il termine la saison avec 19.5 sacks (1ère position) en plus de 37 QB hits, 58 plaquages et 19 plaquages pour perte, 2 passés déviées et 6 fumbles forcés. Le linebacker termine donc avec un très bon bilan, battant ainsi le record de franchise instauré par Warren Snapp  de 16.5 sacks en 2000. Malgré des performances en dents de scie cette saison, le linebacker a été un des playmakers de la défense de Tampa Bay et un élément majeur de la défense au sol qui s’est imposée comme la meilleure contre le jeu au sol (73.8 yards accordés par match en moyenne ; 1ère position) cette saison. Dans une équipe en pleine reconstruction et avec un avenir incertain pour son quarterback, il est rassurant d’avoir déjà pour Bruce Arians une défense solide avec des joueurs aussi performants.


Cette saison a été compliquée autant pour les Rams que pour Aaron Donald. L’équipe a dû gérer plusieurs problèmes dont notamment le jeu à la passe et le backfield défensif et de son côté Aaron Donald a fait un démarrage de saison en lenteur. L’éclat et l’explosivité des saisons précédentes se sont rapidement éteints cette année. Le defensive tackle finit la saison avec un bilan tout de même de 12.5 sacks, 24 QB hits, 48 plaquages et 24 pour perte (1ère position), 2 passes déviées et 2 fumbles forcés avec 1 récupéré. Un bilan très honorable qui est pourtant loin de ce qu’on a pu connaître l’année dernière. Pourtant, même si la saison était moins impressionnante, le niveau d’Aaron Donald s’est relevé au fil de la saison. En effet, sur la pression exercée sur les quarterbacks adverses il reste parmi les meilleurs. Il assure également une très bonne couverture sur l’ensemble de la ligne adverse alors que cette année la ligne défensive de Los Angeles était moins agressive.


Le favori FirstDown: Pittsburgh s’incline une fois de plus et cette fois-ci c’est la fin, la fin de la saison et des espoirs de se qualifier pour les playoffs. Alors qu’ils étaient encore dans la course avec peu de chances de se qualifier, les Steelers n’ont pas su résister face aux Ravens, ou du moins prendre l’avantage. Pourtant, malgré cette débâcle et une saison qui a été minée par les blessures de chaque côté du ballon pour la franchise, TJ Watt s’est illustré comme l’élément central de la défense. Encore une fois ce dimanche, il a été très présent sur le terrain avec 5 plaquages, 2 QB hits et 0.5 sack et surtout un fumble forcé, son 3ème en 3 matchs. Sur la saison complète, il termine avec une fiche très complète qui témoigne de sa polyvalence sur le terrain : 14.5 sacks, 36 QB hits, 55 plaquages et 23 pour perte (2ème position), 2 interceptions, 7 passes déviées et 8 fumbles forcés dont 4 récupérés, soit le meilleur dans cette catégorie. Sa 3ème saison se termine donc comme étant la meilleure de sa carrière actuellement et une des meilleures sur le plan défensif. D’ailleurs, Pittsburgh s’est démarqué comme la meilleure défense sur les sacks (54) et TJ Watt comme le meilleur de cette formation. Certes, le linebacker ne se démarque pas comme étant le meilleur dans une catégorie particulière mais c’est sa polyvalence de jeu qui fait de lui un candidat très sérieux pour le titre, surtout quand on prend en compte la saison difficile qu’a vécu Pittsburgh avec toutes les blessures accumulées et les problèmes internes.

 

A l’instar des Rams il y a deux ans, les 49ers ont connu un changement de position radical dans le classement cette saison. L’année dernière, les hommes de Kyle Shanahan étaient avant-derniers de leur division avec un bilan de 4-12. Aujourd’hui, San Francisco peut se vanter de terminer la saison avec un bilan de 13-3, un sacre de champions de la NFC Ouest et une première position dans les playoffs avec une Bye Week décrochée. Ce qui est clair, c’est que les 49ers se sont battus jusqu’au bout pour obtenir leur dû. Encore incertain de leur destin avant le SNF, San Francisco a bataillé dur pendant la rencontre les Seahawks pour aller décrocher son titre de division. Un duel digne d’un match de playoffs où la défense a brillé, à l’image du reste de la saison, a tenu bon pour aller chercher cette victoire. L’attaque a elle aussi retrouvé plus d’assurance, pourtant face à une défense jugée agressive, avec des actions dans les airs plus propres, des courses au sol plus percutantes et un quarterback bien protégé (2 sacks encaissés). Si les 49ers réussissent à maintenir un niveau de jeu tel que celui que nous avons vu durant le SNF, ses adversaires vont avoir des difficultés pour aller s’imposer.


C’est à New York, sous des trombes d’eau que les Bills sont allés s’incliner face aux Jets dans un match qui était pourtant à leur portée. Sean McDermott avait fait le choix de mettre Josh Allen sur le banc pour le reposer et de mettre Matt Barkley à la place mais était-ce le bon choix ? Car le quarterback a tout de même fini la rencontre avec un taux de précision de 51.4% (18/35 passes réussies) et 2 interceptions. Malgré un bilan de 10-6 cette saison (contre 6-10 la saison précédente) et une place en playoffs, les Bills ne semblent pas totalement prêts. L’attaque reste encore trop aléatoire pour pouvoir être considérée comme vraiment dangereuse dans les phases éliminatoires. Josh Allen avait montré des signes d’amélioration les semaines précédentes mais la faiblesse de la ligne offensive et le pass rush adverse le mettent rapidement en difficulté, surtout sur le jeu aérien. Heureusement, l’attaque repose sur de bons éléments comme Cole Beasley, Frank Gore ou AJ Brown. Néanmoins, Sean McDermott semble progressivement construire cette attaque encore fragile alors que le travail sur la défense lui est remarquable. En effet, l’effectif défensif s’est affiché parmi les plus efficaces de la ligue. En moyenne, ce sont 298.3 yards accordés (3ème position) dont 195.2 yards à la passe accordés (4ème position) et 16.2 points encaissés par match (2ème position). C’est surtout le backfield défensif qui s’est nettement amélioré et qui garantit une couverture quasi omniprésente sur le terrain. Sur la saison, les Bills n’ont accordé que 15 touchdowns (2ème position), une moyenne de 6.2 yards par passe (3ème position) et un pass rating de 78.8 (3ème position) et 14 interceptions (8ème position). D’ailleurs, c’est la seule équipe sur la saison à n’avoir accordé qu’une seule fois plus de 25 points dans un match, la dernière que les Bills avaient réussi cet exploit c’était en 1964 lorsqu’ils avaient remporté l’AFL Championship. Avec des playmakers comme Tre’Davious White, le backfield défensif est vite devenu une zone de danger pour les adversaires de Buffalo alors que le pass rush (103.1 yards accordés au sol ; 10ème position) et le secondary (44sacks ; 12 ème position) sont un peu moins performants.


Le favori FirstDown: Les Ravens de John Harbaugh ont terminé la saison régulière tranquillement ce dimanche avec une large victoire face aux Steelers qui les a éliminés des playoffs (28-10). Baltimore termine donc avec un bilan de 14-2, soit le meilleur de la NFL cette saison et de nouveaux records décrochés. L’attaque s’est imposée comme une des meilleures cette saison : l’escouade de tight-ends est la plus performante dans l’End Zone, l’attaque cumule le plus de yards au sol et de touchdowns cumulés. La défense parvient à contenir ses adversaires avec 300.6 yards accordés (3ème position) et 17.6 points encaissés par match (3ème position). Le backfield défensif a notamment beaucoup progressé durant la saison et promet d’être dangereux en playoffs. Sur la saison, l’effectif totalise 3315 yards à la passe accordés (6ème position), 58.5% de réussite à la passe (2ème position), 13 interceptions (15ème position) et un pass rating accordé de 77.5 (2ème position). L’arrivée de Marcus Peters (5 interceptions avec 3 touchdowns défensifs) a notamment changé la donne à ce niveau, si bien que Baltimore a déjà renouvelé le contrat du cornerback pour 3 ans. A cela, s’ajoutent les équipes spéciales performantes (57 extra-points marqués sur 59 tentatives soit 96.6% de réussite, 28 field goals marqués sur 29 tentatives soit 96.6% de précision entre autres). Il est clair qu’à l’heure actuelle les Ravens se positionnent comme favoris pour remporter le Super Bowl.

 

Au terme d’un match sous tension constante, les 49ers sont parvenus à venir à bout des Seahawks grâce à une défense imperturbable. Cependant, il faut reconnaître que l’attaque a été relativement efficace sur cette rencontre, surtout en première partie. En effet, à la fin de la mi-temps San Francisco a marqué 2 touchdowns, menant ainsi 13 à 3. Sur la rencontre, Jimmy Garoppolo a lancé 18 passes sur 22 tentatives pour 285 yards et… rien. Première fois en 10 matchs qu’il ne lance aucun touchdown à la passe, car contre la défense de Seattle le plus simple pour San Francisco a été de terminer les drives à la course grâce à sa triplette de running backs (Raheem Mostert : 2 touchdowns, Deebo Samuel : 1 touchdown et Matt Breida). Sur la saison complète, il cumule un taux de précision de 69.1%, 3978 yards, 27 touchdowns pour 13 interceptions et une note globale de 102. Le retour de Jimmy Garoppolo pour l’intégralité de la saison a été un renouveau pour cette attaque de San Francisco qui n’avait pas réussi à se trouver un quarterback adapté depuis. Le jeu au sol était déjà présent mais c’est surtout dans les airs et face au pass rush que l’effectif manquait cruellement de quelqu’un à la hauteur. Et même si Garoppolo a été plusieurs fois en difficulté durant la saison, son niveau de jeu a progressé tout le long. Sur les 8 premiers matchs de la saison, il a lancé 31 touchdowns pour 17 interceptions (un ratio de 54.8%) avec un taux de précision de 67.10% alors que sur la seconde moitié de la saison il était à 18 touchdowns pour 6 interceptions (33%) avec un taux de précision de 68.64%. L’amélioration s’est aussi notée face à la pression adverse. Bien qu’il ne soit pas aussi mobile que certains autres quarterbacks, Garoppolo a appris à faire face au pass rush et semble mieux maîtriser ses choix dans ses situations. Les playoffs nous montreront s’il est vraiment prêt pour cela. D’ailleurs, il rejoint Steve Young et Joe Montana en étant le seul joueur à remporter plus de 13 matchs tout en ayant un pass rating de plus de 100 et à chaque fois qu’il lance plus de 275 yards, les San Francisco gagnent leur match cette saison (10-0).


Pour la première fois de sa carrière, Cooper Kupp termine la saison avec plus de 1000 yards à la réception et 10 touchdowns inscrits dans les airs. Dernier match de la saison pour les Rams qui verront les playoffs depuis leur canapé mais au moins Cooper Kupp finit sur une bonne note. Le receveur a enchainé son 5ème match consécutif avec 1 touchdown à la réception. Sur la totalité de la saison, il termine à 94 réceptions pour 1161 yards et 10 touchdowns dont 21 réceptions sur plus de 20 yards (3ème position). Un beau retour pour le receveur de Los Angeles qui n’a pas pu terminer la saison dernière suite à une blessure aux ligaments croisés. Son retour ne s’est pourtant pas fait en fanfare en raison d’une attaque très en difficulté cette saison, notamment pour Jared Goff. Néanmoins, il est clair qu’il demeure un des noyaux durs de cette attaque et que l’intersaison va être l’occasion de consolider l’effectif pour Sean McVay.


Le favori FirstDown: Quoi de mieux pour clôturer la saison que de prendre sa revanche tout en sécurisant sa place pour les playoffs. Ce dimanche, les Titans ont fait une pierre deux coups en remportant la rencontre contre les Texans (35-14). Une revanche suite à la défaite de justesse il y a deux semaines (21-24) et une victoire qui élimine les Raiders et Steelers de la course aux playoffs. Il faut dire que Ryan Tannehill s’en est mieux sorti cette semaine que la fois précédente. Le quarterback finit avec une fiche de 13/20 passes réussies, 198 yards et 2 touchdowns. Il s’agit de son 7ème match consécutif avec au moins 2 touchdowns à la passe et le 9ème de la saison. Une prestation presque sans bavure qui a été largement aidée par la sécurité offerte par sa ligne offensive (0 sack encaissé, 2ème fois de la saison). Le choix de Mike Vrabel de remplacer Marcus Mariota par Ryan Tannehill est la meilleure décision qu’il ait pu faire cette saison. Sur les 16 matchs joués cette année, Mariota a un bilan de 2-4 tandis que Tannehill finit avec un bilan de 8-4. Ce changement a été comme un nouveau souffle pour Tennessee, surtout pour l’attaque qui patinait avant cela. Avant le changement, l’attaque était à 59.12% de passes complétées pour 7 touchdowns à la passe et 2 interceptions (soit un ratio de 28.5%). Avec l’arrivée de Tannehill, l’attaque tournait à 70.28% de passes complétées pour 26 touchdowns à la passe et 6 interceptions (soit un ratio de 27.2%). Pour Tannehill cette nouvelle équipe a aussi été un nouveau départ : cette saison, il a un taux de précision de 70.3%, un ratio de 7.7% de touchdown marqué par tentative de passe et une note de 117.5 contre 62.8% de précision, un ratio de 4.2% et une note pour 87 pour les 6 années passées à Miami. Maintenant, il va falloir assurer pour les playoffs, à commencer contre les Patriots et leur défense en béton.

 

On n’arrête pas de dire que l’attaque des Ravens est sensationnelle cette saison et c’est vrai ! D’ailleurs, ce dimanche les Ravens ont réussi à dépasser les Patriots de 1978 pour le plus de yards parcourus au sol par une équipe en une seule saison (3296 yards contre 3165). A une époque où le jeu aérien prend de plus en plus de place dans les playbooks, il est assez incroyable de voir une équipe s’appuyait autant sur le jeu au sol et de réussir son coup à chaque fois. Greg Roman a composé une attaque qui n’a rien à voir avec ce qu’on peut voir chez les autres équipes. La révélation Lamar Jackson n’a été qu’un accélérateur de cette stratégie où le jeu au sol est totalement imprévisible pour ses adversaires qui doivent déterminer le coureur parmi 3 voire 4 joueurs potentiels. Pour Baltimore, le jeu à la passe n’est presque devenu qu’un soutien du jeu au sol (3225 yards ; 27ème position) où les receveurs et tight-ends ne sont là que pour donner le coup final. Il est presque difficile de cantonner les joueurs à un seul poste tant le quarterback court, les running backs réceptionnent aussi dans les airs, les receveurs s’adonnent au jeu au sol. Une étrange combine qui semble pour autant porter ses fruits comme le témoignent les victoires qui se sont enchaînées cette saison.


Le favori FirstDown: On dit souvent « l’attaque gagne des matchs, la défense gagne des titres » et ce dimanche ce fut le cas pour San Francisco. Ce fut pour les hommes de Robert Saleh et lui-même les 42 dernières secondes de jeu les plus intenses de la saison. Un éventuel touchdown des Seahawks marquait une défaite quasi assurée pour les 49ers mais l’effectif défensif a réussi à empêcher leurs adversaires de marquer à 8 reprises. Ce moment fort du match résume bien cette défense de San Francisco qui est devenue au cours de la saison une référence dans la ligue. Avec l’arrivée de nouveaux éléments dont Nick Bosa, cette défense s’est vite illustrée comme un mur défensif difficile à franchir. Au total, ce sont en moyenne 281.8 yards par match accordés (2ème position) dont 169.2 à la passe (1ère position) et 112.6 au sol (17ème position) pour 19.4 points encaissés (8ème position). Une formation défensive qui s’est avérée très efficace contre la passe avec un backfield défensif très présent : contre San Francisco, leurs adversaires ont un pass rating moyen de 83 (7ème position), un taux de précision à la passe de 61.3 (7ème position) tandis qu’ils ont marqué 23 touchdowns pour 12 interceptions. Et malgré une défense contre le jeu au sol un peu plus faible, c’est le pass rush qui s’est surtout démarqué. Sur toute la saison, la défense de Robert Saleh cumule 48 sacks (6ème position) pour un total de 367 yards perdus (1ère position). Une performance générale qui reste très impressionnante et qui risque d’être la clé de voûte de cette équipe pour les playoffs.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *